De retour du Champ-de-Mars à Paris où « Home » était diffusé ce soir, je ne peux que féliciter Yann Arthus-Bertrand et Luc Besson pour nous avoir proposé ce documentaire. Un mot sur le mécène, PPR (groupe numéro 2 mondial du luxe créé par François Pinault). Il est vrai que l’on peut toujours critiquer son implication dans un tel projet écologique mais il faut rappeler que sans lui, ce projet n’aurait jamais vu le jour.

Bref, le documentaire est vraiment bon, très bien scénarisé, il n’y a rien à dire là-dessus. SI vous ne l’avez pas encore vu, foncez sur youtube : http://www.youtube.com/watch?v=NNGDj9IeAuI. Après, Yann Arthus-Bertrand va t’il jusqu’au bout de ses idées? Quand on connait un peu le personnage, le sujet est délicat : comment peut-on en dire suffisamment sans aller trop loin au risque de choquer un public souvent réfractaire à un écologisme souvent défini comme privatif ?
Le photographe a toujours eu une idéologie assez accentuée, notamment sur l’élevage intensif : il prône une forte diminution de la consommation de la viande en faveur de régimes plus écologiques, comme le végétarisme et l’alimentation bio et équitable de proximité (AMAP par exemple). En effet, et sans vouloir aller trop loin, l’eau, les céréales sont gaspillées afin d’alimenter les animaux qui croupissent par millions dans les élevages intensifs. Sur ce sujet, on retrouve beaucoup de documents sur internet, en voici un, présent dans les premiers résultats Google : http://www.ass-ahimsa.net/ecologie.html
Yann Arthus-Bertrand rappelle, à juste titre, que la fonte du permafrost sibérien aura pour conséquence (dramatique) de libérer dans l’atmosphère une quantité incommensurable de méthane (un gaz considéré comme 20 fois plus nocif que le CO2 d’un point de vue du réchauffement climatique). Cela dit, les vaches en produisent également, et pas qu’un peu ! On estime en effet qu’une vache produit jusqu’à 600 litres de méthane par jour, un impact équivalent à une voiture qui parcourt 40 kilomètres par jour…
Après avoir vu ce film, j’avoue être encore plus pessimiste qu’avant, mais garder cette envie de me battre en faveur de la sauvegarde de notre planète et de ceux qui y vivent. La situation empire tous les jours et l’issue apparait comme dramatique et inévitable. Les problèmes sont trop nombreux et donnent l’impression de se multiplier de jour en jour : surpopulation, besoin d’énergie, manque de nourriture, manque d’eau, pauvreté, catastrophes climatiques, élevage intensif…
Tous ces problèmes sont liés et nous entrainent peu à peu, soyons sincère, vers la fin de vie des “terriens”: l’homme, l’animal et la nature.
Le film a également souligné la surconsommation électrique de l’homme sur notre planète, que s’est-il passé à ce moment là ? Les 20 000 lampes de la Tour Eiffel se sont allumées et mises à scintiller ! Oui à l’éclairage de la Tour Eiffel mais pour la Journée Mondiale de l’Ecologie et alors que le film était diffusé en face le monument, le scintillement aurait lui dû être supprimé…
Selon Yann Arthus-Bertrand et de nombreux scientifiques, il nous reste 10 ans pour changer les choses mais peut-on encore réellement changer quelque chose ? La situation empire et sans un véritable cataclysme, il apparait très difficile que la situation s’inverse en si peu de temps.
Et puis, il y a certains jeunes. Loin de moi l’idée de faire une généralité, j’en suis un également mais j’ai du mal à comprendre certaines choses : pourquoi à une soirée en faveur de l’écologie, jettent-ils leurs emballages alimentaires par terre ? Pourquoi fument-ils et jettent-ils leurs mégots sur la pelouse du Champ-de-Mars tout en rigolant et se saoulant à coups de bouteilles d’alcool (boisson qui coulait à flot dans le public il faut le dire, et dont les bouteilles finiront certainement sur la pelouse et dans les rues de Paris…) ? Pourquoi ?
Alors là oui, quand on voit ce genre ce chose, on peut vraiment se dire qu’on est mal barré…


